Ateliers recherche création 2018 *

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A Puddle of Quiet / Une flaque de calme 

Par Barbara Erwine , enseignante – chercheure, département d’architecture, Université de Washington à Seattle

Mercredi 17 Octobre , 10:00 – 12:00 et 14:00 – 17:00 à Salle des conseils et des enseignants ENSAG

INSCRIPTION ICI 

Cet atelier est l’occasion pour les participants d’explorer et d’exprimer les qualités sensorielles du lieu à travers des approches diverses telles que le croquis, le collage, la poésie, l’animation numérique, le mouvement, etc. La séance du matin (10h00-12h00) comprendra une présentation de diapositives et une discussion sur les qualités sensorielles d’un lieu en se concentrant sur notre capacité à expérimenter, décrire et contrôler la forme de l’espace sensoriel en fonction de différentes modalités sensorielles. Nous explorerons également comment les domaines sensoriels peuvent évoluer dans le temps à mesure des rythmes diurnes et annuels de la lumière / de l’obscurité, du climat, des modes d’utilisation humaine, etc.

La séance de l’après-midi (14h00 – 17h00) consistera en un exercice au cours duquel les participants travailleront en petits groupes pour développer une métaphore d’un lieu sensoriel – telle que « une flaque de calme »- en explorant l’un des modes sensoriels de leur choix. Le groupe conçoit et communique ensuite cette métaphore sensorielle via diverses techniques de représentation. Les groupes sont encouragés à considérer les qualités de l’espace sensoriel qu’ils créent, leur nature illusoire et temporelle et les moyens par lesquels ils façonneront son emplacement et ses qualités. Par exemple, la métaphore de la «flaque de silence» pourrait représenter un endroit à l’abri du son que vous rencontrez inopinément dans un environnement bruyant. Cela pourrait être un petit espace semblable à une flaque d’eau qui pourrait être peu profond ou dans lequel vous pourriez plonger. Il ne serait pas limité par des murs, mais simplement par un changement du niveau sonore. Les designers devraient travailler sur le paysage sonore pour que les sons environnants soient éliminés ou réduits de manière significative lorsque les passants pénètrent dans cette «flaque de calme».


Les groupes incluront des participants d’horizons différents, de sorte que les présentations des métaphores de l’espace sensoriel incluent des esquisses, des mots, des maquettes et peut-être des modalités de mouvement. Les étudiants travailleront sur ces exercices pendant deux heures, puis présenteront leurs productions les uns aux autres (dessins, mots, graphiques, petits modèles, etc.) dans la dernière heure.

A noter : Les participants sont invités à apporter avec eux du matériel et des outils utiles pour le medium avec lequel ils souhaitent explorer ces lieux métaphoriques. Parmi les suggestions de matériaux et d’outils potentiels, on peut citer le papier à dessin, les stylos, les peintures, les matériaux de collage, le matériel de maquette et d’artisanat, l’argile, les ordinateurs portables, etc. Un système de projection pour le contenu numérique sera disponible.

Bio : Barbara Erwine, est consultante en design, auteur, chercheuse et enseignante au département d’Architecture de l’Université de Washington. Elle est notamment l’auteure de l’ouvrage Creating Sensory Spaces: The Architecture of the Invisible (Routledge, 2017), dans lequel elle présente une approche alternative du design qui révalorise une célébration des sens dans le champ contemporain de l’architecture.

 

Jelle Koopmans

le jeudi 25 octobre de 9h à 17h, grand studio Bât. EST Campus universitaire 

INSCRIPTIONS OUVERTES 

Présentation atelier : Les historiens ont, depuis plusieurs décennies, émis quelques hypothèses sur la façon dont les textes conservés pouvaient être joués sur les tréteaux du Moyen Âge. On a par exemple proposé de voir dans la versification particulière des pièces des XVe et XVIe siècles une manière de caractériser des mouvements chorégraphiés, des paroles chantées, des répliques juxtaposées, etc. Jelle Koopmans (Un. Amsterdam), éminent spécialiste international de ces questions, souhaite mettre à l’épreuve du plateau certaines de ses hypothèses, en plaçant au centre de l’attention le corps de l’acteur et la performance. Concrètement, il proposera de travailler plusieurs scènes de farces médiévales, à partir desquelles les praticiens présents feront des propositions de mise en voix, en espace et en geste. Dans ce dialogue entre le texte et le plateau, le jeu et l’analyse, nous espérons apporter des éléments de réponse à d’importantes questions : que peut nous dire l’acteur aujourd’hui du jeu d’hier et en quoi le jeu d’hier, dans la mesure où il peut être approché, est-il susceptible d’éclairer voire de nourrir les pratiques d’aujourd’hui ? Mettant à profit les ressources originales du Performance Lab de Grenoble et faisant collaborer un groupe de chercheurs et de praticiens français et internationaux, l’atelier vise à renouveler notre compréhension de l’histoire du théâtre grâce aux apports de la recherche-création.

Biographie : Jelle Koopmans travaille depuis 1989 à l’Université d’Amsterdam, au département de français et à l’Institut de Culture et d’Histoire. Sa thèse de doctorat (Université de Leyde, 1987) portait sur les sermons joyeux français des XVe et XVIe siècles. Depuis, il a publié un certain nombre d’éditions importantes de textes dramatiques et narratifs ainsi que des monographies (mentionnons : Le théâtre des exclus au Moyen Âge, Paris, Imago, 1997). Il est membre de l’Académie Royale des Arts et des Sciences (KNAW) et président du Conseil pour les Sciences de l’Homme (RGW) aux Pays-Bas. En 2012, la ville de Tours lui a remis la médaille de la ville pour ses travaux sur la Renaissance française.

La direction d’acteur au-delà de la représentation :

une introduction pratique à la méthode de mise en scène de Thomas Ostermeier

par Peter Boenisch

le mercredi 7 novembre de 14h à 17h, grand studio Bât. EST Campus Universitaire 

INSCRIPTIONS OUVERTES 

Cet atelier pratique invite les étudiants en Master et Doctorat et les enseignant-chercheurs à découvrir les principes de la méthode “inductive” de mise en scène qui est développée par le metteur en scène allemand Thomas Ostermeier et que nous avons explicité dans notre ouvrage collaboratif The Theatre of Thomas Ostermeier (Routledge 2016). Nous prendrons pour exemple la célèbre pièce The Wild Duck (Le canard sauvage, 1884) de Henrik Ibsen pour explorer quelques unes des stratégies fondamentales d’analyse active d’un texte de pièce de théâtre via des exercices tels que “le portrait de famille” et le “storytelling” et l’étude détaillée d’une situation théâtrale, au lieu de se concentrer sur les personnages et leurs psychologies. Les participants pourront ainsi acquérir des outils de base pour  traduire des lignes directrices, des concepts intellectuels et des travaux de recherche universitaire en des actions concrètes qui invitent et permettent aux acteurs de jouer sur scène. Ces principes peuvent être appliqués à un travail de mises en scène ou d’écriture de pièces de théâtre, ainsi qu’à des productions d’autres genres et esthétiques.

En préparation de l’atelier, les participants doivent avoir lu Le Canard Sauvage et devront avoir avec eux un exemplaire de la pièce pour la séance; il est recommandé d’utiliser la traduction en français de Eloi Recoing (Actes Sud 2014). L’atelier sera en anglais mais nous utiliserons la traduction française du texte pour les discussions

Biographie : Peter M Boenisch est Professeur de Théâtre européen à l’École Centrale Royal de Rhétorique et de Théâtre à l’Université de Londres, et vit à Berlin. Ces domaines de recherche sur la direction de théâtre, la dramaturgie et la danse contemporaine portent plus particulièrement sur les pays germanophones ainsi sur que les esthétiques et politiques institutionnelles du système du théâtre européen. Il est l’auteur de nombreux ouvrages tels que Directing Scenes and Senses: The thinking of Regie (Manchester University Press 2015), The Theatre of Thomas Ostermeier, co-écrit avec le metteur en scène allemand (Routledge 2016), and the volume Littlewood – Strehler – Planchon in the series The Great European Stage Directors (co-edited with Clare Finburgh, Bloomsbury Methuen 2018). Il a entre autres également co-édité chez Palgrave avec Rachel Fensham la série d’ouvrages New World Choreographies.

« Creative Writing : Points of view »

atelier d’écriture avec Lisa Moore

Le mardi 13 février 2018, l’écrivaine Lisa Moore a animé un atelier d’écriture autour de la question du point de vue dans ses œuvres pour des doctorants et enseignants-chercheurs issus entre autres de domaines comme : médecine, physique, mathématiques, langues, et arts.

Biographie  : Lisa Moore est professeure à l’Université Memorial de Terre-Neuve où elle enseigne la littérature et anime des ateliers d’écriture. Auteure à succès, ses ouvrages Alligator (2005), Caught (2013) et son recueil Open (2002) ont été nominés pour le Prix Scotiabank Giller. Son roman Février (2009) a fait partie des finalistes du Man Booker Prize (l’une des plus prestigieuses récompenses britanniques) et a remporté le concours CBC Canada Reads en 2013. Elle a également remporté le Writer’s Trust Engel Findley Award dans la catégorie « fiction » et le Commonwealth Writers’ Prize dans la catégorie littérature canadienne et caribéenne. Elle a écrit des articles pour des grands magazines tels que Canadian Art, Walrus et Elle, ainsi que pour de grands quotidiens tels que le Globe and Mail, le National Post et le Guardian.