Spring School 2017

Pour sa 1ère édition qui s’est tenue du 12 au 16 juin 2017, la Spring School/Ecole de Printemps fut l’occasion de faire collaborer une communauté de chercheurs, artistes et doctorants spécialisés dans des domaines divers : géographie, sociologie, danse, linguistique, arts plastiques et sonores, philosophie, performance, histoire, architecture. Cette année 30 participants en provenance de 9 pays différents – France, Angleterre, Canada, Brésil, Australie, Espagne, Tunisie, Argentine, Autriche – ont été sélectionnés sur dossier pour participer à cette 1ère édition. Télécharger l’appel à candidature

Thématique

L’objectif de cette édition 2017 intitulée « Gestures of here and there : la fabrique sensible des lieux » était d’accompagner les participants dans l’expérimentation de nouvelles pratiques de recherche in situ dont les points d’initiation, outils, procédés sont fondés sur une attention particulière aux enjeux de l’expérience sensible dans la définition et le traitement d’un objet de recherche. Centrées sur la question de la mémoire d’un lieu, les cinq journées de recherche  ont permis aux participants et aux intervenants de travailler sur l’étude du cas du quartier Bouchayer-Viallet de Grenoble dont l’histoire procède par recouvrement, réhabilitation ou encore renouvellement de différents « vécus » : industriel, éco-culturel, naturel, artistique. Les participants ont été invités à expérimenter des protocoles de recherche inusités à partir desquels différents rapports au corps ont permis de déployer des questionnements sur les traces et empreintes des gestes collectifs et individuels qui ont « fabriqué » – et « fabriquent » encore – l’histoire plurielle de ce quartier atypique de Grenoble.

La 1ère édition en quelques mots

La réussite de cette première édition fut largement portée par les synergies disciplinaires et méthodologiques que les intervenants de renommée internationale ont déployé tout au long de la semaine.  Programme Arts in the Alps site

Chaque journée s’ouvrait par un atelier de pratique corporelle d’une heure, animé par la chorégraphe espagnole Germana Civera qui proposait des exercices aiguisant la perception sensorielle des participants. Cette mise en disponibilité du corps préparait les doctorants aux recherches qui étaient par la suite conduites dans les différents ateliers thématiques en après-midi. Répartis en sous-groupes, les participants ont alors eu l’occasion d’investiguer les propositions des intervenants qui travaillaient en binôme: Inge Linder-Gaillard (Historienne de l’art, ESAD Grenoble) et Guillonne Balaguer (artiste, art audio), Anne Dalmasso (Pr. Histoire contemporaine, UGA) et Martial Chazallon (artiste, chorégraphe), Gretchen Schiller (Pr. Danse UGA, chorégraphe) et Helen Paris (Pr. Performance, Université Stanford EU), Anne-Laure Amilhat-Szary (Pr. Géographie, UGA) et Daria Lippi (artiste, théâtre).

Interdisciplinaire, l’école Arts in the Alps a aussi donné l’occasion aux participants de suivre deux matinées de séminaires de Philosophie conduits par Erin Manning (Université de Concordia, Canada) et Brian Massumi (Université de Montréal, Canada)  à partir d’une lecture et analyse étroite d’un texte de Gilles Deleuze sur la pensée du Dehors chez Michel Foucault. Chaque soir de la semaine le grand public était convié à se joindre au groupe de participants pour assister à des conférences sur l’architecture avec les agences grenobloises SILO et NA, les Performance Studies avec Rebecca Schneider (Université Brown, USA), la sociologie avec Anthony Pecqueux (ENSAG Grenoble) et enfin la géographie et l’art avec Anne Volvey (Université d’Artois).

Équipe et partenaires

Comité de pilotage : Gretchen Schiller (Maison de la Création & UMR LITT&ARTS – UGA), Nataliya Grulois (Maison de la Création – UGA), Anne-Claire Cauhapé (Maison de la Création – UGA), Claudine Moïse (LIDILEM, UGA), Anne-Laure Amilhat Szary (PACTE – UGA), Anne Dalmasso (LARHRA – UGA), Rachel Thomas (CRESSON, UMR 1563 AAU – ENSAG), Inge Linder-Gaillard (ESAD), Béatrice Josse et Camille Planeix (Magasin des horizons – Centre d’arts et de cultures), Marie Roche (Le Pacifique – Centre de développement chorégraphique), Erell Melscoet (CCN2, Centre chorégraphique national), Matthieu Warin (Maison des habitants Chorier Berriat).
Événement organisé en partenariat avec : UMR LITT&ARTS, CRESSON (UMR 1563 AAU, ENSAG), LIDILEM, PACTE, LARHRA, École Supérieure d’Art et Design • Grenoble • Valence, Magasin des horizons – Centre d’arts et de cultures, Centre de développement chorégraphique Le Pacifique, CCN2 – Centre chorégraphique national, Maison des habitants Chorier Berriat.
Financements et soutien logistique : IDEX Ecole d’été, Université Grenoble Laboratoires de l’UGA: LIDILEM, PACTE, LARHRA Laboratoires hors UGA : CRESSON UMR 1563 – AAU, École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, École Supérieure d’Art et Design • Grenoble • Valence.
Institutions partenaires :  Magasin des horizons – Centre d’arts et de cultures CCN2, Centre chorégraphique national, CDC – Centre de Développement Chorégraphique.
Conception graphique affiche : Rémi Pollio – http://www.aiuto-aiuto.fr/

Événements

Les ateliers

Ouverture de journée : pratique corporelle

Germana Civera

« Travailler sur la conscience du corps dans une triangulaire implacable : espace – présence – temps. S’approcher des différents systèmes de corps et ses dynamiques de perception, de kinesthésie, d’incorporation, d’émergence et de communication.  Éprouver la marche, la cellule matrice de toute danse. Nous porterons un focus sur la gravité, la respiration, le système squelettique, la puissance de l’énergie, ses multiples déplacements et projections dans l’espace. Aiguiser et questionner la présence, le regard, l’écoute. L’objectif est d’atteindre une meilleure disponibilité du corps vis-à-vis de la présence, l’espace, l’autre et le mouvement dans tous ses possibles et sans limites dans une économie de l’effort. Simultanément nous allons établir un vocabulaire commun à fin de nommer, questionner et analyser la traversée dans le corps de ces notions fondamentales que nous pratiquerons. »

Biographie : 

Chorégraphe et danseuse, Germana Civera a travaillé avec Mathilde Monnier au CCN de Montpellier, puis avec Jérôme Bel, Anne Collod et François Verret. Son travail de création développe et explore des dynamiques de communication et de perception via la conscience physique, l’improvisation, l’écriture chorégraphique et la performance, en collaboration avec d’autres médiums artistiques et avec l’appui réflexif de la neurophysiologie, la philosophie, l’anthropologie.

Atelier : Cartographie des gestes perdus

Gretchen Schiller et Helen Paris

« Nous vous proposons dans cet atelier d’explorer le site en cherchant à révéler et archiver des « gestes perdus ». La question que nous posons est : comment des gestes-fantômes peuvent-ils hanter et animer un lieu et des corps ? Comment migrent-ils à travers et entre différentes temporalités? Nous parcourrons le site à travers les sens, le corps et la mémoire cellulaire en utilisant  l’haptique, le somatique ainsi que l’autobiographie pour créer du texte, des gestes, du son et de l’image. »

Biographies :

Gretchen Schiller est chorégraphe et professeure d’Arts de la scène à l’UGA, membre de l’UMR LITT&ARTS et directrice de la Maison de la création. Son travail de recherche chorégraphique porte sur la mémoire du corps, la kinesthésie et l’implication épistémique du corps vécu. Elle développe actuellement avec Germana Civera un projet d’installation sonore sur la mémoire vivante intitulé « Under the arches of their feet ».

Helen Paris est enseignante-chercheuse en Performance à l’Université Stanford (États-Unis) et co-directrice artistique de la compagnie de performance Curious (Londres). Elle a publié notamment Proximity in Performance : Curious Intimacies, co-écrit avec Leslie Hill (2014), qui analyse le concept anthropologique de proxémie dans le contexte des études contemporaines de la performance, et Performance and Place, co-édité avec Leslie Hill (2006), qui explore les sites de performance contemporaine et la notion de lieu.

Atelier : Réagencer les strates temporelles

Anne Dalmasso et Martial Chazallon  

« Nous travaillerons chaque jour sur un site différent, à l’intérieur ou à l’extérieur, à partir d’une série de documents d’archives et d’outils sensibles d’exploration. Nous guiderons les participants dans des expériences sensorielles et physiques pour accumuler expériences, ressentis, émotions, imagination en interaction directe avec la physicalité des lieux. L’ensemble du travail sera documenté à l’aide des smartphones des participants, dans le but de réunir des strates/couches/relevés sensoriels sur un même site et de les présenter ensemble lors de la restitution. »

Biographies :

Diplômé de l’École Supérieure de Commerce de Paris et de la Sorbonne en anthropologie, Martial Chazallon est chorégraphe. Il a créé avec Martin Chaput la compagnie Projet in situ, qui interroge dans ses pièces et ses parcours chorégraphiques la mémoire intime et collective des corps, leur dimension politique et sociale ; là où se forge l’imaginaire corporel de chacun, où se négocient identité et altérité.

Anne Dalmasso est professeure d’Histoire contemporaine à l’UGA et responsable de l’axe « Territoires, économie, enjeux sociétaux » du laboratoire LARHRA (UMR 5190). Ses thèmes de recherche sont l’histoire des entreprises au XXe siècle, l’histoire économique, l’histoire des territoires et l’histoire de l’innovation.

Atelier : Partitions performatives et géographiques

Daria Lippi et Anne-Laure Amilhat Szary

« Il s’agit de construire dans le quartier Bouchayer-Viallet des parcours qui réunissent les expériences sensibles du lieu de leurs participants, expériences suscitées par le biais d’éléments matériels de l’espace urbain. L’idée part de la visite guidée en ce qu’il y a un initiateur de la balade, mais s’en échappe aussitôt car il n’y a rien de pré-normé offert à voir. Il s’agit de poser, sur un parcours qui se construit ensemble, des indices / objets, afin de créer, autour des liens qu’ils tissent, une histoire réinventée : le participant est invité à se projeter dans l’espace, et par là même à le signifier. L’invitation s’étend au fait de laisser des traces éphémères dont les visiteurs pourront se saisir. »

Biographies :

Professeure de Géographie à l’Université Grenoble-Alpes et directrice du laboratoire PACTE, membre de l‘Institut Universitaire de France, A.-L. Amilhat Szary est une géographe politique dont le travail concerne les frontières. Ses dernières recherches sont consacrées aux relations entre l’espace et l’art contemporain dans, et à propos des lieux contestés. Elle a participé à la fondation du collectif antiAtlas des frontières (http://www.antiatlas.net/), un projet sciences/arts.

Actrice et metteur en scène (Compagnie Reset), formée à la danse, Daria Lippi est également pédagogue. Elle a été directrice de la recherche à l’École Nationale Supérieure d’Art Dramatique du Théâtre National de Bretagne entre 2012 et 2015 et a créé dans ce cadre la Fabrique Autonome des Acteurs (2014), structure trans-disciplinaire de recherche, formation et production où elle organise des formations et des Laboratoires de recherche croisée (performance/neuroscience, photographie, arts numériques).

Atelier : Soundscape inquiry : des rides de parole aux plissements d’un lieu, une investigation poétique

Guillonne Balaguer et Inge Linder-Gaillard

Cet atelier est une proposition pour une heuristique poétique, narrative et sonore d’un lieu. Il s’agira d’une investigation poétique et d’un arpentage sonore du site Bouchayer-Viallet : inventaire des éléments discrets du paysage (sons, voix, glyphes), conversations sérendipiennes, effeuillage des mémoires, écriture, glossaire fictionnel, et élaboration de pièces sonores (laptop, enregistreur).

Biographies :

Inge Linder-Gaillard est responsable des études et de la recherche à l’École Nationale Supérieure d’Art et Design Grenoble-Valence. Historienne de l’art de formation, elle a obtenu son doctorat (PhD) à l’Institut Courtauld (Université de Londres). Elle a été responsable des expositions au Magasin – Centre national d’art contemporain, et a enseigné l’histoire internationale de la performance à l’Université Pierre Mendès-France (Grenoble).

Guillonne Balaguer est poète et artiste sonore et explore les liens entre écriture, son, voix et espace. À partir de matières verbales et non-verbales elle crée des textes poétiques, des expérimentations sonores et des installations. Elle a collaboré notamment avec l’illustrateur Miccam (Industries de Diptères, éd. L’Arachnoïde, 2014) et le graveur Marc Granier (Jour, éd. Montiels, 2016).

Atelier : Séminaires de philosophie

Erin Manning et Brian Massumi

Au cours de deux matinées, les participants ont eu l’occasion de suivre un séminaire de Philosophie avec Erin Manning et Brian Massumi. Les deux professeurs ont pris pour point de départ de leur analyse une lecture d’un texte de Gilles Deleuze sur la pensée du Dehors chez Michel Foucault.

Biographies :

Erin Manning détient une chaire de recherche en philosophie et art relationnel de la Faculté des beaux-arts de l’université Concordia. Elle est également directrice du SenseLab (www.senselab.ca), un laboratoire de recherche qui explore les intersections entre la création artistique et la philosophie à partir de la matrice du corps sensible en mouvement. Artiste, elle travaille entre la peinture, la danse, les textiles et la sculpture. Ses projets récents explorent les collectivités émergentes e tle geste mineur.

Brian Massumi est professeur de Philosophie au Département de la Communication de l’Université de Montréal. Dans une perspective philosophique qui relève de « l’empirisme radical », il s’intéresse aux dimensions esthétiques des enjeux communicationnels contemporains (nouveaux modes d’expression et modalités d’expérience, individuelles et collectives, rendues possibles par les nouveaux médias, telle que révélées par les pratiques innovatrices en art numérique et interactif) et aux théories contemporaines du pouvoir dans le contexte de la mondialisation du capitalisme.

Les conférences publiques

Conférence : Retours sur la permanence architecturale qui s’est tenue entre janvier et avril 2017 au Magasin des horizons

Carine Bonnot (agence SILO), Sébastien Enault (coopérative Cabestan), Sébastien Fabiani et Mehtab Sheick (agence NA)

Afin de travailler l’amélioration thermique, la mise aux normes et l’évolution des espaces fonctionnels du centre d’art, une étude préalable est confiée aux architectes des agences grenobloises NA et SILO, associés à Sébastien Enault afin d’établir un diagnostic et des scénarios de transformation du lieu. L’équipe, engagée dans des démarches participatives comme processus d’accompagnement de projet, a proposé des permanences architecturales afin de récolter les idées, avis et vécus relatifs au Magasin. Cette étude est une première étape dans le projet d’évolution du centre d’art.

Biographies :

Carine Bonnot / agence SILO : Architecte au sein de l’agence grenobloise SILO, Carine Bonnot est docteur en Urbanisme mention Architecture (UPMF) et enseignante à l’Institut d’Urbanisme de Grenoble et à l’École Nationale d’Architecture de Grenoble. Fondée en 2005 par Carine Bonnot, Thibaut Candela et Yann Damiani, l’agence SILO mène des projets interrogeant le statut de l’architecture (et de l’architecte) dans les territoires.

Conférence : Des gestes qui prolongent une main

Rebecca Schneider

Cette conférence s’intéresse à plusieurs types de gestes qui traversent le temps et l’espace pour prolonger une main, de la représentation des mains datant du Paléolithique jusqu’aux récentes actions protestataires « Hands up »  du courant US Black Lives Matter. Qu’est-ce qui est engagé par le prolongement par le geste ? Quelle est la durée d’un salut de la main ? Quel type de proximité peut, dans le même temps, renvoyer à une distance gestuelle élargie ? Si l’on se pose la question des intervalles, qu’advient-il de la conception linéaire du temps ? Par ailleurs, qu’en est-il des gestes qui sont prolongés entre humains et non-humains au sein de ce qui pourrait être pensé comme un vaste système d’appels-réponses qui traversent le temps ?

Biographie :

Professeur au Département de Théâtre et de Performance studies de l’Université de Brown (États-Unis), Rebecca Schneider enseigne dans les domaines de la performance, l’histoire du théâtre, la danse, la culture visuelle et les théories de l’intermédialité. Ses recherches portent sur les pratiques théâtrales et performatives qui étirent les frontières des médias (pièces, arts performatif, photographie, architecture et dimension « performative » de la vie quotidienne).

Conférence : Habiter, participer

Anthony Pecqueux

Cette conférence entend reproblématiser les liens tenus pour évidents entre habiter et participer: ce serait parce qu’on habite (ou non) tel périmètre qu’on devrait (ou non) participer aux enquêtes concernant ce périmètre. Il s’agira donc de densifier ces liens, à partir d’une ethnographie menée auprès des grands précaires de la région grenobloise, et particulièrement des « habitants de la rue », c’est-à-dire précisément ceux dont on a peine à considérer qu’ils habitent le périmètre.

Biographie :

Anthony Pecqueux est chargé de recherche au CNRS, à l’UMR Ambiances Architectures Urbanités (Équipe CRESSON, ÉNSAG). Après une thèse de sociologie à l’EHESS sur la portée morale voire politique du rap français, ses recherches s’attachent de manière générale à développer une ethnographie de la perception, à partir d’une approche écologique, sensible des expériences urbaines. Il est membre du comité de rédaction de la revue de sciences humaines Tracés (http://traces.revues.org/).

Conférence : Replacer les glissements de terrain entre art et géographie dans l’esthétique du savoir

Anne Volvey

Cette étude à la croisée des arts et de la géographie est centrée sur la question des pratiques méthodologiques dans ces deux domaines – ce qui renvoie ici à la notion de glissements de terrain –, et au niveau épistémologique, aux régimes esthétiques du savoir spatial – à savoir, les processus esthétiques qui déterminent la formation d’un savoir spatial. Cette conférence traite des éléments empiriques et théoriques qui aident à nourrir la compréhension de la construction d’un savoir spatial d’un point de vue esthétique. Au-delà d’une approche des pratiques méthodologiques entendues comme « manières de faire avec l’espace », cette réflexion cible les rôles clés joués par le corps et les émotions au sein des processus engagés dans la formation de savoirs spatiaux.

Biographie :

Anne Volvey est Professeure de Géographie à l’Université d’Artois, directrice de l’EA2468, Discontinuités. Elle a travaillé sur la dimension spatiale de l’art contemporain, qu’elle aborde à partir de la plastique artistique, pour construire la question du tournant épistémique de l’art actuel. Elle a travaillé, d’autre part, sur la dimension esthétique des méthodologies de terrain en géographie. Au croisement de ces deux axes de recherche, dans une perspective épistémologique, elle élabore la question des régimes esthétiques du savoir spatial et mobilise, pour ce faire, un appareil méta-théorique issu de la psychanalyse traditionnelle (dite aussi du care). Ses recherches s’intéressent donc aux dimensions esthétiques des manières de faire avec l’espace et des objets de cognition qui en découlent, et mettent un accent spécifique sur le corps et les émotions comme opérateurs, processeurs et performeurs des produits de recherche.